Méditation zazen
- emilereyt
- 29 juil.
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Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Il s'agit de la pratique essentielle, à la fois entraînement de l'esprit et ouverture au Soi, à la source. La posture zazen, c'est simplement s'asseoir, se mettre en ordre corps et esprit. Elle est la condition nécessaire à cette ouverture, cette disponibilité, respectant les règles recommandées par Dogen.
Il existe des variantes d'assise sur un banc, les jambes repliées vers l'arrière, ou d'assise sur une chaise avec un coussin, le dos droit (sans contact avec le dossier) en appliquant les mêmes recommandations selon Dogen.
Cette pratique est réalisée sans but et sans esprit de profit. Elle n'a pas d'objectif thérapeutique. Sans attente, on pratique avec l'esprit du débutant ou esprit neuf.
Extrait du Fukanzazenji de Dogen
Pour la pratique de zazen, une pièce silencieuse est préférable, mangez et buvez modérement, abandonnez toute entreprise et toutes vos petites occupations. Ne pensez ni au bien ni au mal, ne vous souciez plus d'avoir raison ou tort. Cessez tous les mouvements de l'esprit, de la volonté et de la conscience. N'entretenez plus de jugements, leurs images, souvenirs et réflexions.
Afin de s'asseoir droit, on étend une natte épaisse (tapis) sur laquelle on pose un coussin (zafu). On s'asseoit alors en lotus ou en demi-lotus. Pour s'asseoir en lotus, il suffit de placer le pied droit sur la cuisse gauche et ensuite le pied gauche sur la cuisse droite. Pour prendre un demi-lotus, placez simplement votre pied gauche sur la cuisse droite.
Desserez le vêtement et arrangez le soigneusement. Placez ensuite la main droite sur le pied gauche et placez la main gauche au-dessus de la paume droite. Les pouces se touchent légèrement. Asseyez vous bien droit, sans pencher vers la gauche ni la droite, ni vers l'avant ni l'arrière. Il est vital de bien aligner les oreilles à la perpendiculaire des épaules et s'assurer que le nez est dans l'alignement du nombril. Laissez la langue reposer sur le heut du palais et les dents se toucher. Gardez les yeux ouverts. Une fois la posture stable, laissez la respiration se réguler d'elle-même.
Quand une pensée s'élève dans l'esprit, éveillez-vous. Eveillez-vous à elle et elle s'évanouira. Oubliant toute occupation ou souci, soyez d'un seul tenant. Tel est le secret de s'asseoir en zazen.
Cette assise est la porte du Dharma, vaste, paisible et dépourvue d'effort. Si vous en avez réalisé le sens, les quatre éléments de votre corps deviendront légers et calmes., l'esprit sera vif et la conscience claire. La saveur du Dharma nourrira votre être, la quiétude vous sera joie et chaque jour vous en userez naturellement. Ceux qui l'ont véritablement réalisée sont comme dragon ayant enfin gagné l'eau, ou le tigre pénétrant la montagne. Souvenez vous que lorsque la vraie conscience se manifeste, obscurcissement et distraction n'ont plus de prise.
Vous relevant de l'assise, vous devez mouvoir le corps lentement avec calme et confiance. Ne vous précipitez pas. Et préservez en toutes circonstances le pouvoir conféré par l'état d'équilibre.
Compléments liés à mon expérience et aux enseignements reçus
Sentir ses ischions (os du bassin palpables dans la partie basse de la fesse) profondément enfonçés dans le coussin. Cela facilite l''ancrage ou enracinement dans le sol ou le support. La présence à soi et au monde se manifeste par l'ouverture et la disponiblité de l'esprit mais l'ancrage est essentiel pour être pleinement dans la réalité de l'instant.
Le dos est droit ainsi que la nuque (sans raideur ni exagération) et les épaules sont détendues.
Le menton est légèrement rentré.
Les yeux sont ouverts, le regard vers le sol à un mètre devant soi.
Les basses côtes sont relevées légèrement par rapport au pubis libérant ainsi l'abdomen facilitant la respiration abdominale et donnant une légère cambrure de la région lombaire.
Les pouces formant un arrondi au-dessus des mains se touchent ou s'effleurent. Cet effleurement témoigne de notre vigilance. Si les pouces s'écartent, la vigilance baisse, si les pouces sont trop appuyés l'un contre l'autre, ils témoignent d'une tension interne ou d'un excès de vigilance.
Laisser passer les pensées comme les nuages dans le ciel .Les voir puis les abandonner pour ce qu’elles sont. Ces pensées nous traversent mais ne font pas partie ni du corps ni de l'esprit.
Notes personnelles
Plus on apprend à se connaître en zazen et plus on est disposé à oberver ses pensées et les laisser tranquilles, à les laisser disparaître d'elles-mêmes, surtout celles qui reviennent en boucle. Ce qui permet de consacrer le temps réellement à l'essentiel de la pratique : rester ouvert et curieux sans autre action. Laisser la vie tranquille. Pour le débutant, c'est la chose la plus ennuyeuse qui soit. Car il ne se passe rien quand on reste assis sur son coussin, à part des bruits environnants, une légère sensation dans le corps, un mouvement d'air sur le visage quand ce ne sont pas les douleurs liées à un inconfort.
Il y a une question que l'on se pose obligatoirement quand on reste attaché à son circuit de pensées. A quoi ça rime de se livrer à ça ? Quelle importance cela a vraiment ?
La réponse est qu'une telle pratique est d'une importance essentielle parce que la vie prend le dessus dans cet espace-là. Et la vie - l'intelligence innée, la marche naturelle de l'être- la vie sait quoi en faire.
Une vidéo youtube vous décrit la posture et les conditoins de zazen




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