Ou que j’aille c’est moi que je rencontre
- emilereyt
- 2 août
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 7 jours

Tant que vous vous accrochez à l’idée du moi et tentez d’améliorer votre pratique ou de découvrir quelque chose, tant que vous tentez de créer un moi amélioré, supérieur, votre pratique s’égare. Vous n’avez pas le temps d’atteindre un but.
La plupart d’entre nous veulent savoir ce qu’est le moi. Vaste problème. Il me semble que la tentative de vous comprendre est une tâche sans fin et que vous n’apercevrez jamais votre moi. Vous trouvez difficile de vous asseoir sans penser mais il vous sera plus difficile encore d’essayer de penser à votre moi. Vous ne parviendrez sans doute jamais à une conclusion, et si vous persévérez dans vos efforts, vous deviendrez fou et ne saurez quoi faire de ce moi.
Notre culture est basée sur l’idée de progrès personnel. Cette idée de progrès relève du domaine scientifique. La notion de progrès nécessite une comparaison, une estimation, base de notre société et de notre économie.
Ainsi, vous essayez toujours d’améliorer quelque chose. Peut être la plupart d’entre nous s’assoient-ils pour améliorer leur zazen, mais il n’est pas nécessaire de prendre en compte cette notion de progrès.
En pratiquant zazen dans le but de vous améliorer, vous tentez peut-être de vous connaître d’un point de vue psychologique. La psychologie vous renseignera sur certains aspects de vous-même, mais elle ne vous dira pas exactement qui vous êtes. Elle ne disposera qu’une des nombreuses interprétations de votre esprit. Si vous consultez un psychologue, vous apprendrez à l’infini de nouvelles informations sur vous. Mais cette approche est assez limitée. Dans le zen, nous comprenons le moi d’une manière bien différente,
Shunryun Suzuki in libre de soi libre de tout
Commentaire Le mouvement nécessaire est simplement une ouverture à ce qui est, une posture d'accueil et non une recherche de quelque chose. Lors de cette écoute, se révèle l'être que nous sommes. Il advient. Il suffit alors de goûter ce qui advient.




Commentaires